2. Joyeux anniversaire Ondine !
- Mademoiselle Ondine, pouvez-vous venir résoudre cette équation, s'il vous plaît ?
Je sursautai. Mon professeur de mathématiques, Monsieur Sliker, me regardait, en attente.
- Vous étiez dans la lune, Mademoiselle Ondine ?
Il avait l'air surpris. Il était vrai que d'habitude, j'étais très attentive... je souris faiblement. Oui, j'étais « dans la lune ». Je pensais à Bluyes. Je mourrais d'envie de raconter tout ça à mes copains. Depuis le début de la matinée, je me tortillais sur mon banc, au point que Ambre, une de mes grandes amies et ma voisine de banc m'avait dévisagée, intriguée. Je me levai donc, me dirigeai vers le tableau, remontai mon jeans taille basse, tirai sur mon Tee-shirt pour ne pas que l'on voie mon nombril (merci maman, d'avoir fait rétrécir à la machine un de mes dessus préférés, enfin bon il n'était pas trop court), et me concentrai. Je saisis une craie, lus le calcul demandé, et entamai un long procédé très complexe, tout en expliquant mon raisonnement. Mon professeur approuvait de la tête, et une fois que j'eus terminé, il déclara :
- Très bien, Ondine. Vous pouvez retourner à votre place.
En regagnant ma place, je vis Jeanne me foudroyer du regard. Le reste de la matinée s'écoula tout autant ennuyant, même si cela fut égayé par le fait que le GSM d'une de mes amies, Julie, sonna brusquement pendant que le professeur parlait. Il devint rouge de colère, confisqua le portable, mais avant, il décrocha et déclara que Mademoiselle Julie ne pouvait répondre au téléphone pour l'instant car elle était trop occupée à faire les cinq dernières feuilles du carnet d'algèbre en guise de punition. Puis il raccrocha, mit l'objet du délit dans un tiroir en annonçant qu'il le rendrait à la fin de la journée, et reprit le cours comme si de rien n'était.
« Dring !!! »
- Ouais !!!!!!!
Une grande clameur monta du collège Berlaymont. Les cours étaient finis, et c'était le week-end. Tous les élèves se dirigèrent vers la sortie. Mais alors que je m'apprêtais à rejoindre mes amis, Jeanne, une fille de ma classe très blonde aux yeux bruns, se dressa devant moi. Elle ne m'appréciait pas du tout, et je ne savais pas du tout pourquoi jusqu'au jour où elle s'était trahie : elle était jalouse de moi car, en ses mots : « J'étais une fille de riche pourrie gâtée qui étais première de classe simplement parce que tous les profs étaient en extase devant ma beauté, et j'arrivais même à avoir tous les élèves de la classe à mon petit jeu mesquin ». Louana, ma meilleure amie, m'avait traduit : Jeanne était jalouse de moi car j'avais des parents sympathiques et très aisés, que j'étais très bonne à l'école, que les professeurs m'appréciaient beaucoup, que j'avais trop d'amis au goût de Jeanne, et que, (et là je n'avais pax compris du tout) j'étais très belle. Bref, Jeanne ne me portait pas dans son c½ur...
- Alors ? demanda-t-elle de sa voix pointue. On a encore eu les profs ? Il s'est bien laissé avoir, monsieur Sliker ! Tout ça parce que mademoiselle Ondine vient d'une famille de riches et a un physique de rêve au goût de toute l'école... hormis moi, bien sûr ! N'est-ce pas, « milady » ...
- Laisse tomber, Jeanne... répliquai-je.
- Ah mais pas question... s'exclama Jeanne. Je veux te montrer, montrer à tout le collège même, que tu n'es pas la fille sympathique, drôle, belle et intelligente que tout le monde connaît... et puis, surtout, cracha Jeanne, le montrer à Jack !
J'eus un éclair de compréhension. Oui, Jeanne était bien jalouse de moi pour tous les points qu'avait cités Louana ; la preuve, elle n'arrêtait pas de redire et redire toutes les raisons de sa jalousie... mais elle était aussi jalouse car elle était amoureuse de Jack, mon petit ami !! Je sortais avec lui depuis deux ans, et je n'avais jamais découvert que Jeanne en était amoureuse... que j'étais bête !
- Ah, c'est donc ça... sifflai-je. Tu es amoureuse de Jack...
Jeanne me foudroya du regard.
- Je t'interdis de...
- De toute façon, coupai-je, il ne t'aimera jamais. Il sort avec moi, tu l'as oublié ?
Et, sans me retourner, je partis. Je retrouvai à la sortie Jack et Louana. Jack était un grand garçon brun, aux beaux yeux verts. Il était très sympa, et super intelligent. Il avait un grand sens de l'humour. Chaque fois que je le voyais, mon c½ur s'emballait... Louana, d'origine indienne, avait la peau basanée, des yeux noirs comme l'ébène, et de longs cheveux foncés. Contrairement à moi qui étais exubérante et fonceuse, (ce qui m'attirait parfois des problèmes) elle était très calme. Très intelligente, elle me connaissait par c½ur. Moi, j'avais de longs cheveux châtains, des yeux verts comme l'émeraude et j'étais grande et mince. J'étais toujours prête à rigoler, et je n'hésitais pas à me lancer dans des aventures risquées. Mes amis devaient parfois me retenir !
- Eh ! criai-je à Louana. J'ai un super truc à vous dire !
- Nous aussi ! lança Jack. Bon anniversaire !
- Oh, merci !
En effet, c'était aujourd'hui mon anniversaire. J'adorais les anniversaires, à chaque fois, j'étais surprise par mes amis !!
- On a un cadeau pour toi...
- Vous êtes géniaux !
Ils me tendirent un petit paquet enrubanné que j'ouvris avec délices. Une ravissante paire de boucles d'oreilles en or représentant des dauphins.
- C'est trop beau ! fis-je, charmée. Je vous adore !
Je leur sautai au cou. Ce cadeau, en plus d'être joli, tombait à pic, car il m'ouvrait le sujet !!!!
- Au fait, à propos de dauphins...
A toute vitesse, je leur contai mon aventure. Tous deux ouvrirent des yeux émerveillés, et cela me fit super plaisir.
- Alors ? fis-je.
Louana paraissait toute excitée, ce qui était, très, très, très rare !!!
- C'est fantastique Ondine ! C'est vraiment extraordinaire, c'est... elle ne semblait pas trouver les mots pour décrire ses pensées. Jack, lui aussi, semblait très enthousiaste.
- C'est extraordinaire ! dit-il C'est vraiment... bien ! ajouta-t-il avec un grand sourire.
Une merveilleuse idée afflua dans mon cerveau. Une idée lumineuse. Une idée de génie, comme il m'en venait souvent.
- Et si, ce soir, on faisait une balade... pas très ordinaire.
Louana et Jack me regardèrent, les yeux brillants. Manifestement, ils avaient compris ma pensée.
- Quelle heure et quel endroit ? fut la phrase que me lança Jack.
- Alors tu es d'accord ? demandai-je, fébrile.
- Evidemment !
Je lui sautai au cou. Puis, je me tournai vers Louana.
- Retrouvons-nous sur la plage, près du brise-lames vers 10 H. Et vêtissez vous chaudement, le vent souffle le soir.
Ils acquiescèrent. Lorsqu'il s'agissait de la mer, c'était moi le maître. J'étais née ici, sur la plage. Ma mère n'avait pas eu le temps d'aller à la clinique. Et depuis ma petite enfance, mes parents et mon grand-père m'avaient élevée en me mettant dans la tête des voiliers, des mouettes et la senteur salée de la mer. Depuis que j'avais 6 ans, chaque nuit, je m'esquivais sans bruit de la maison et je me promenais sur la plage. J'aimais tant ça ! J'avais appris à nager avant de savoir marcher. J'avais mon baptême de plongée, et j'en faisais souvent avec ma mère. Alors qui mieux que moi pouvait guider ce genre d'expéditions ?
- On amènera une lampe de poche, et une bouteille d'eau minérale. Et un seau de poissons frais ! Pour Bluyes. ajoutai-je en voyant l'air interrogateur de mes amis.
- O.K, cap'taine ! fit Jack, taquin.
- Moussaillons, à vos postes ! dis-je, hilare.
- Bien mon capitaine ! oui mon capitaine ! répondit Louana.
Nous éclatâmes de rire.
- Surtout, ne rien dire aux parents !
- Mais s'ils nous surprennent ?
- Arrange-toi pour passer par ta fenêtre. Prétexte que tu ne peux pas manger parce que tu ne te sens pas bien, par exemple.
- Bonne idée ! s'exclama Louana.
- Moi, je n'ai pas de soucis à me faire, mes parents sortent ce soir.
- Tu en as, du bol... remarqua Louana. Les miens ont programmé une « soirée foot ». ça veut dire qu'on les entend hurler à chaque but.
- Pas de pot que ta mère aime aussi le football... s'exclama Jack.
- Oh, mais il n'y a pas qu'elle ! Mon grand frère est passionné aussi ! Et sa voix porte, crois-moi !
- Tu n'as vraiment, vraiment pas de chance !
- Tu l'as dit ! Bon, c'est pas tout ça, mais imagine que ma mère vient voir si je dors bien dans ma chambre.
- Aïe ! Et bien, dis lui que tu ne veux pas être dérangée.
- D'accord... qu'elle ne s'avise pas de désobéir ! s'exclama mon amie.
- Au fait, Jack... j'ai un scoop : Jeanne t'aime !
- QUOI ?!
- Sans blague ! Elle est morte de jalousie...
- Oh mon Dieu... gémit Jack. Pauvre de moi... aaaaaaaaaaaaaaaaargh...
- T'inquiète pas... si elle te touche, elle aura affaire à moi !
Je sautai au cou de Jack, et l'embrassai.
- Alors en effet, répondit mon petit ami adoré, je suis super protégé ! Avec toi pour me défendre...
- Ahah très drôle !
- Au fait, t'as eu vachement du bol que le prof de math t'aime bien, hein ! Parce qu'avec Jeanne...
- C'est vrai, Jeanne se serait faite carbonisée...
Les profs avaient horreur de Jeanne, qui ne manquait jamais de se faire remarquer !!! A ce moment, le GSM de Jack sonna. Il décrocha, écouta un instant... puis se mit à pouffer, déclara :
- Mais ouais, c'est ça, dans tes rêves...
Et... raccrocha. Il se mit à rire franchement.
- ça alors...
- Quoi, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Jeanne m'a téléphoné pour me déclarer sa flamme !
- QUOI ?
- Pas possible...
- Elle m'a dit qu'elle ne pouvait plus supporter de garder ça pour elle seule, qu'elle m'aimait de toutes ses forces... et qu'elle voulait sortir avec moi ! Attendez, je cite ! « Oh Jack, mon c½ur brûle tellement pour toi que la fièvre m'a gagnée... »
Nous éclatâmes de rire. Nous plaisantâmes encore un instant, avant de nous séparer, chacun prenant une direction différente. J'entamai le chemin du retour. Le quartier où j'habitais était beau et boisé, et j'avais vue sur la mer. Ma Bretagne... mon pays ! J'arrivai enfin devant ma maison. Elle était grande, en briques rougeâtres, avec un toit d'ardoises noires. Nous possédions un grand jardin, étendu et rempli d'herbes de toutes sortes. Je pris mes clés et ouvris la porte. Mes parents étaient encore au travail, mais mon grand-père était peut-être là.
- Grand-Père ? appelai-je.
- Oui ? répondit la voix bourrue et amicale de mon grand-père. Celui surgit dans le vestibule, ses cheveux gris en bataille, ses yeux clairs illuminés d'un rayon de soleil.
- Ah, te voilà ! fit-il en s'approchant pour m'embrasser.
- Oui, j'ai traîné un peu avec...
- Louana et Jack, je sais. coupa Grand-Père en souriant.
- Voilà. fis-je, les yeux malicieux.
- Le goûter est prêt. Que comptes-tu faire ?
- Bof... pas de devoirs ni de leçons... je crois que je vais me balader sur la plage en léchant une bonne glace !
- O.K., répondit Grand-Père. Mais ce n'est pas un peu paresseux comme programme ?
- Ben peut-être... fis-je en riant.
- Au fait, j'ai une surprise pour toi...
- Ah ? fis-je, intéressée.
- Oui... en fait, j'en ai parlé à tes parents, et ils sont tout à fait d'accord. Je trouve qu'à 12 ans, il est temps que tu en ais un...
- Un quoi ? demandai-je, de plus en plus intriguée.
- Ahah...
Soudain, brusquement, il sortit un paquet cadeau de son pull. Un paquet qui... sonnait !
- Grand-Père ? C'est quoi ?
Je déballai mon cadeau, et aperçus un magnifique GSM « clip-clap », comme je disais, tout petit, d'un beau rose pâle. C'était le tout nouveau qui venait de sortir, et dont tout le monde rêvait. La sonnerie était l'air de ma chanson préférée, « Wise Men ».
- Oh, Grand-Père, c'est méga top !
- On dirait que tu as oublié la date d'aujourd'hui... fit-il, mystérieux.
- Ooooh ! C'est pour mon anniversaire !!
- Oui, c'est mon cadeau... bon anniversaire, ma petite Ondine !
- Grand-Père, tu es super !
- Je sais, je sais... dit-il modestement.
- Encore merci...
Je me dirigeai vers la cuisine et engloutis deux tartines à la confiture, accompagnée d'un paquet de biscuits au chocolat, trois bonbons, et enfin une grande tasse de grenadine pour faire passer tout ça. Puis je montai dans sa chambre et troquai ma tenue d'école contre un pantalon kaki genre militaire et un Tee-shirt à longues manches rose pâle portant l'inscription « beneton » argentée. Je défis ma queue de cheval, et répandis mes longs cheveux sur mes épaules. Puis je descendis en bas et après avoir lancé un « Salut Grand-Père ! » je quittai la maison. Je me rendis sur la plage, et là, j'achetai une bonne glace au chocolat et à la vanille. Tout en la savourant, je me baladai le long de la mer. Je regardai les mouettes tournoyer dans le ciel, lançant des cris stridents. Je me sentais chez moi, ici, c'était ma vraie maison. La mer... je ne m'imaginais pas vivre sans elle. Je traînai un bon moment là, puis je me décidai à rentrer chez moi. Lorsque j'arrivai, mon père et ma mère étaient déjà là.
- Coucou Ondine ! lança Maman.
- Bon anniversaire, ma grande... me dit gentiment Papa.
- Viens ici recevoir ton cadeau...
- Encore ? Mais, Maman, j'ai déjà un GSM !
- C'était le cadeau de Grand-Père, ça... tiens !
Ils me tendirent une boîte emballée, d'un beau papier rose. Je l'enlevai, et découvris avec merveille un I Pod !
- Oh, Papa, Maman ! Un I Pod ! Génial !!
- Nous avons beaucoup hésité entre deux modèles, mais celui était le plus moderne...
- Merci, merci, merci !
Je les embrassai et nous discutâmes tout en mangeant des évènements de la journée.
- Vous savez la dernière de Julie ??
- Non, dis-nous ?
- Son Gsm a sonné en plein cours !
- Nooon ? s'exclama mon père.
- Si !
- Comment a réagi le prof ?
- Ohla, il a été terrible !
- Il l'a mangée ?
- Presque ! Par contre, celle qui a eu la plus mauvaise surprise, c'est celle qui était au bout du fil !
- Il n'a tout de même pas décroché ?? Si ?
- Carrément !
- Ohlala !!
- Il a osé !
- Comme je vous le dis !
- Figurez-vous qu'il a déclaré que « Mlle Julie ne pouvait répondre pour l'instant car elle était trop occupée à faire sa punition » !!
- Ahahaha !!
- Pauvre fille !
- J'aurais voulu voir sa tête !
- Elle devait être bleue !
- N'empêche, le GSM qui sonne en plein un cours...
- Faut le faire !
- Et puis, ça arrive tout le temps à Julie, ce genre de choses !
- Oui, comme la fois où elle avait embrassé un garçon sous un banc en imaginant que ça passerait inaperçu...
- Tu parles ! On entendait tout !
- C'était avec quel garçon, encore ?
- Mathis, je crois...
- Tu crois ? Elle est sortie avec tellement de garçons que ça ?
- Pas qu'un peu ! Avec tous ceux de la classe hormis Jack !
- Jack t'est fidèle... roucoula Papa.
- « L'amoooouuurrrrr » ! chantonna Maman.
- Au fait, tu l'as déjà embrassé ? interrogea Papa.
- A ton avis ? répondis-je en louchant comiquement en direction de mon père.
- Oooooooooooh... ça alors !
- Enfin, Philipe, tu t'en doutais bien ! dit Maman.
- Oui, c'est vrai ! Ma fille est si précoce ! pouffa Papa.
- Ahahah, très drôle Papa !
- Je plaisante...
- C'est bien ton sens de l'humour !
- Bon, bon, ça va... grommela Papa, feignant d'être vexé.
- Le dîner est prêt ! Chaud devant ! s'écria Grand-Père qui arrivait, une casserole dans les mains.
- Oh miam ! Des pâtes à la bolognaise !
- Papa, dit Maman, tu es un chef !
- Merci, mais je le savais ! Je suis le plus beau, le plus fort, le plus intell...
- Le plus modeste, surtout ! m'écriai-je.
- Oui, ça aussi...
- Grand-Père!
- Bon, bon... le deuxième plus modeste, alors ?
- Hum...
- Le troisième ?
- GRAND-PERE !
- Bon, d'accord, le millième...
- Paaaarfait !
- Grrr...
- Ben ouais...
- Mais au moins je sais cuisiner !
- Ça, glurp, chais vrai ! approuvai-je, la bouche pleine de pâtes.
- Avec ma recette à l'italienne !
- Mais oui, Papa, mais oui, tu es un chef... pouffa Maman.
- Eh ! s'exclama comiquement Grand-Père. Pourquoi tu rigoles ?
- Moi ? répondit Maman, feignant l'innocence. Rigoler ? Mais pour qui me prends-tu, je...
- Ne fais pas l'inno...
- Stooop ! s'écria Papa en rigolant. Temps mort ! Rendez les armes !
- Bien mon capi...
- Taine ! complétais-je en riant.
- Allez, mangeons...
Nous dégustâmes avec délices les pâtes. Mais, alors que je m'apprêtais à m'essuyer la bouche, Grand-Père éteignit toutes les lumières. Il alla farfouiller un instant dans les armoires, puis arriva, tenant dans ses bras un grand gâteau éclairé de douze bougies.
- Joyeux anniversaire, Ondine... entonna-t-il, accompagné par mes parents. Joyeux anniversaire, Ondine... joyeux anniversaire !
- Oh, merci !
- Miam! s'écria Papa. Mmmh... ce gâteau a l'air délicieux...
- Il l'est ! approuva Grand-Père.
- Papa ! s'indigna Maman. Comment le sais-tu ?
- Eh bien, bafouilla Grand-Père, en fait j'avais peur de l'avoir raté alors j'ai un tout petit peu goûté, mais juste un tout petit peu... je...
Nous éclatâmes tous de rire.
- Eh bien, entamons-le ce gâteau !
En effet, il était succulent. Nous le mangeâmes avec délices.