Hist0ire Liss0uw <3

Hist0ire Liss0uw <3
ORDRE DES ARTICLES INVERSE

Je me présente: Liss0uw =D

J'aime lire, écrire, l'ordinateur, le tennis, la natation, la musique, les photos, les histoire, les amis, les glaces, voyager...

J'ai écrit une histoire, que j'ai terminée il y a quelques mois. J'ai commencé à l'écrire en 6ème primaire.

Certains me prendront peut-être pour une intello. C'est peut-être vrai! =D

Mais vous savez quoi??

Je m'en FICHE =D

Je m'accepte =)

Amusez-vous bien en lisant cette histoire, dédiée à Mitch...

DROITS D'AUTEURS RESERVES


Lissou12 - xx-liss0u-xx - les-MAV - lousounouche -

PelliculePhoto

# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:25

Modifié le mardi 24 juillet 2007 04:44

°°°°° TADADIDAD0UM °°°°°°

°°°°° TADADIDAD0UM °°°°°°


1. Le dauphin

Un vent déchaîné me fouetta le visage. Je n'y pris pas garde. Les yeux fixés sur l'océan en fureur, inspirant à pleins poumons les effluves marins, je ne pouvais détacher mes yeux du spectacle que m'offrait la mer. Des lames d'écume bouillonnante venaient se briser sur les rochers aux reflets bleutés. Des vagues gigantesques s'élevaient dans les airs puis retombaient avec fracas. Avec un bruit pareil à un coup de pistolet, l'eau montait, montait, puis, d'un seul coup, retombait sur le sable humide. Un vent proche de la tempête enflait, incessamment. Des vagues déchaînées venaient mourir contre le brise-lame. La foudre grondait, et les bouées au loin étaient ballottées en tous sens. Et moi, moi, Ondine Sloger, surnommée « Fille de la mer », mes yeux vert émeraude reflétant la beauté du spectacle, mes longs cheveux bruns tourbillonnant sur mes épaules, je ne savais pas m'arracher à la contemplation de pareille colère. Soudain, un grand corps gris bleu bondit par-dessus la mer. Une peau lisse, brillante, des ailerons puissants, une bouche garnie de petites dents aiguisées qui semblait sourire sans cesse, c'était... un dauphin !!!! J'étais émerveillée. Les dauphins ne vivent que dans les mers chaudes !!!! Le grand mammifère marin replongea dans l'eau salée de la mer. J'allais m'avancer lorsque une main s'abattit sur mon épaule. Je me retournai avec frayeur, pour découvrir avec soulagement les yeux rieurs d'un bleu presque délavé de mon grand-père. Il me regardait en souriant.

- Encore là, Ondine ? me dit-il.
- Oui... C'est si beau, ce spectacle de la mer en colère !
- Je sais... répondit-il. Mais tu ne devrais pas t'avancer si près ! C'est dangereux.
- Je sais, mais... J'ai vu un dauphin !!!

Mon grand-père sursauta, et me fixa avec attention.

- Vraiment ? Un dauphin ? Tu en es sûre ?
- Certaine. affirmais-je.
- ça ne peut pas être...

Il ne pu finir sa phrase. A nouveau, le dauphin bondit par-dessus les vagues, et replongea avec une grâce époustouflante dans la crête mousseuse de l'écume blanche. Trois fois, son corps puissant s'arracha de l'eau, et trois fois il y disparut. Mon grand-père, ébahi et subjugué regardait avec émerveillement cet animal marin des mers chaudes qui ne se doutait pas le moins du monde de l'attention qu'il suscitait. Grand-père me regarda alors et parla d'une voix rauque, pleine d'émotion, que je ne lui avais jamais entendue.

- Ondine... ce dauphin...c'est le fils de Prince bleu !
- Prince bleu ?
- Le dauphin de mon enfance... Mon ami... Celui-ci lui ressemble tant !!!
- C'est vrai ? Le dauphin de ton enfance ?
- Oui, lorsque j'étais petit, j'avais fait connaissance avec un dauphin... je jouais avec lui, nageais sur son dos... j'ai même...
- Tu as même quoi ?

- Rien... mais il était merveilleux !
- ça devait être bien...
- ça l'était !
- Et finalement ?
- Il est mort... je l'ai retrouvé échoué sur la plage...
- Oh...

J'étais émue. Soudain, prise d'une intuition, je m'avançai. Je sifflai légèrement entre mes lèvres. Attiré, le dauphin s'approcha de moi. Je rentrai dans l'eau, et tendis la main, qui effleura la peau semblable à du caoutchouc de l'animal. Je m'enfonçai un peu plus, et caressa la tête du dauphin. Il se laissait faire. Alors, je le serrai avec amour. Lui, qui semblait s'amuser, m'invita à monter. Derrière moi, mon grand-père me regardait avec émotion. Je me retournai vers lui, hésitante. Il me fit un signe approbateur. Heureuse, j'enfourchai mon nouvel ami et m'accrochai à ses ailerons. Il bondit, nagea, moi sur son dos. J'étais ivre de joie, l'eau me trempait, mais je m'en fichais. Le dauphin semblait savoir qu'il ne devait pas me faire tomber. Quand il me ramena vers la rive, je sautai dans l'eau, souris à Grand-père, me tournai vers le dauphin, et déclarai :

- Tu t'appelleras Bluyes !

Bluyes poussa un petit cri. Apparemment, le nom lui plaisait !! Mais j'avais peur de la réaction de grand-père. Mais il s'avança, et d'un ton grave, déclara :

- Bienvenu Bluyes !

Je lui fis un grand sourire, qu'il me rendit.

- Il est... fantastique ! m'exclamais-je.
- Comme son père... me répondit Grand-père.
- Mais... pourquoi ne m'en as-tu jamais parlé ? fis-je.
- Je ne voulais pas... en parler... parce que il.... –Grand-père prit une profonde inspiration- me manquait trop...
- Je comprends... répondis-je d'une voix très douce.

Puis, je me tournai vers Bluyes et lui dis :

- A un de ces jours !

Et je partis avec Grand-père.

# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:33

°°°°°° Hist0ire j'dis L0ve °°°°°°°

°°°°°° Hist0ire j'dis L0ve °°°°°°°
2. Joyeux anniversaire Ondine !

- Mademoiselle Ondine, pouvez-vous venir résoudre cette équation, s'il vous plaît ?

Je sursautai. Mon professeur de mathématiques, Monsieur Sliker, me regardait, en attente.

- Vous étiez dans la lune, Mademoiselle Ondine ?

Il avait l'air surpris. Il était vrai que d'habitude, j'étais très attentive... je souris faiblement. Oui, j'étais « dans la lune ». Je pensais à Bluyes. Je mourrais d'envie de raconter tout ça à mes copains. Depuis le début de la matinée, je me tortillais sur mon banc, au point que Ambre, une de mes grandes amies et ma voisine de banc m'avait dévisagée, intriguée. Je me levai donc, me dirigeai vers le tableau, remontai mon jeans taille basse, tirai sur mon Tee-shirt pour ne pas que l'on voie mon nombril (merci maman, d'avoir fait rétrécir à la machine un de mes dessus préférés, enfin bon il n'était pas trop court), et me concentrai. Je saisis une craie, lus le calcul demandé, et entamai un long procédé très complexe, tout en expliquant mon raisonnement. Mon professeur approuvait de la tête, et une fois que j'eus terminé, il déclara :

- Très bien, Ondine. Vous pouvez retourner à votre place.

En regagnant ma place, je vis Jeanne me foudroyer du regard. Le reste de la matinée s'écoula tout autant ennuyant, même si cela fut égayé par le fait que le GSM d'une de mes amies, Julie, sonna brusquement pendant que le professeur parlait. Il devint rouge de colère, confisqua le portable, mais avant, il décrocha et déclara que Mademoiselle Julie ne pouvait répondre au téléphone pour l'instant car elle était trop occupée à faire les cinq dernières feuilles du carnet d'algèbre en guise de punition. Puis il raccrocha, mit l'objet du délit dans un tiroir en annonçant qu'il le rendrait à la fin de la journée, et reprit le cours comme si de rien n'était.

« Dring !!! »

- Ouais !!!!!!!

Une grande clameur monta du collège Berlaymont. Les cours étaient finis, et c'était le week-end. Tous les élèves se dirigèrent vers la sortie. Mais alors que je m'apprêtais à rejoindre mes amis, Jeanne, une fille de ma classe très blonde aux yeux bruns, se dressa devant moi. Elle ne m'appréciait pas du tout, et je ne savais pas du tout pourquoi jusqu'au jour où elle s'était trahie : elle était jalouse de moi car, en ses mots : « J'étais une fille de riche pourrie gâtée qui étais première de classe simplement parce que tous les profs étaient en extase devant ma beauté, et j'arrivais même à avoir tous les élèves de la classe à mon petit jeu mesquin ». Louana, ma meilleure amie, m'avait traduit : Jeanne était jalouse de moi car j'avais des parents sympathiques et très aisés, que j'étais très bonne à l'école, que les professeurs m'appréciaient beaucoup, que j'avais trop d'amis au goût de Jeanne, et que, (et là je n'avais pax compris du tout) j'étais très belle. Bref, Jeanne ne me portait pas dans son c½ur...

- Alors ? demanda-t-elle de sa voix pointue. On a encore eu les profs ? Il s'est bien laissé avoir, monsieur Sliker ! Tout ça parce que mademoiselle Ondine vient d'une famille de riches et a un physique de rêve au goût de toute l'école... hormis moi, bien sûr ! N'est-ce pas, « milady » ...

- Laisse tomber, Jeanne... répliquai-je.
- Ah mais pas question... s'exclama Jeanne. Je veux te montrer, montrer à tout le collège même, que tu n'es pas la fille sympathique, drôle, belle et intelligente que tout le monde connaît... et puis, surtout, cracha Jeanne, le montrer à Jack !

J'eus un éclair de compréhension. Oui, Jeanne était bien jalouse de moi pour tous les points qu'avait cités Louana ; la preuve, elle n'arrêtait pas de redire et redire toutes les raisons de sa jalousie... mais elle était aussi jalouse car elle était amoureuse de Jack, mon petit ami !! Je sortais avec lui depuis deux ans, et je n'avais jamais découvert que Jeanne en était amoureuse... que j'étais bête !

- Ah, c'est donc ça... sifflai-je. Tu es amoureuse de Jack...

Jeanne me foudroya du regard.

- Je t'interdis de...
- De toute façon, coupai-je, il ne t'aimera jamais. Il sort avec moi, tu l'as oublié ?

Et, sans me retourner, je partis. Je retrouvai à la sortie Jack et Louana. Jack était un grand garçon brun, aux beaux yeux verts. Il était très sympa, et super intelligent. Il avait un grand sens de l'humour. Chaque fois que je le voyais, mon c½ur s'emballait... Louana, d'origine indienne, avait la peau basanée, des yeux noirs comme l'ébène, et de longs cheveux foncés. Contrairement à moi qui étais exubérante et fonceuse, (ce qui m'attirait parfois des problèmes) elle était très calme. Très intelligente, elle me connaissait par c½ur. Moi, j'avais de longs cheveux châtains, des yeux verts comme l'émeraude et j'étais grande et mince. J'étais toujours prête à rigoler, et je n'hésitais pas à me lancer dans des aventures risquées. Mes amis devaient parfois me retenir !

- Eh ! criai-je à Louana. J'ai un super truc à vous dire !
- Nous aussi ! lança Jack. Bon anniversaire !
- Oh, merci !

En effet, c'était aujourd'hui mon anniversaire. J'adorais les anniversaires, à chaque fois, j'étais surprise par mes amis !!

- On a un cadeau pour toi...
- Vous êtes géniaux !

Ils me tendirent un petit paquet enrubanné que j'ouvris avec délices. Une ravissante paire de boucles d'oreilles en or représentant des dauphins.

- C'est trop beau ! fis-je, charmée. Je vous adore !

Je leur sautai au cou. Ce cadeau, en plus d'être joli, tombait à pic, car il m'ouvrait le sujet !!!!

- Au fait, à propos de dauphins...

A toute vitesse, je leur contai mon aventure. Tous deux ouvrirent des yeux émerveillés, et cela me fit super plaisir.

- Alors ? fis-je.

Louana paraissait toute excitée, ce qui était, très, très, très rare !!!

- C'est fantastique Ondine ! C'est vraiment extraordinaire, c'est... elle ne semblait pas trouver les mots pour décrire ses pensées. Jack, lui aussi, semblait très enthousiaste.
- C'est extraordinaire ! dit-il C'est vraiment... bien ! ajouta-t-il avec un grand sourire.

Une merveilleuse idée afflua dans mon cerveau. Une idée lumineuse. Une idée de génie, comme il m'en venait souvent.

- Et si, ce soir, on faisait une balade... pas très ordinaire.

Louana et Jack me regardèrent, les yeux brillants. Manifestement, ils avaient compris ma pensée.

- Quelle heure et quel endroit ? fut la phrase que me lança Jack.
- Alors tu es d'accord ? demandai-je, fébrile.
- Evidemment !

Je lui sautai au cou. Puis, je me tournai vers Louana.

- Retrouvons-nous sur la plage, près du brise-lames vers 10 H. Et vêtissez vous chaudement, le vent souffle le soir.

Ils acquiescèrent. Lorsqu'il s'agissait de la mer, c'était moi le maître. J'étais née ici, sur la plage. Ma mère n'avait pas eu le temps d'aller à la clinique. Et depuis ma petite enfance, mes parents et mon grand-père m'avaient élevée en me mettant dans la tête des voiliers, des mouettes et la senteur salée de la mer. Depuis que j'avais 6 ans, chaque nuit, je m'esquivais sans bruit de la maison et je me promenais sur la plage. J'aimais tant ça ! J'avais appris à nager avant de savoir marcher. J'avais mon baptême de plongée, et j'en faisais souvent avec ma mère. Alors qui mieux que moi pouvait guider ce genre d'expéditions ?

- On amènera une lampe de poche, et une bouteille d'eau minérale. Et un seau de poissons frais ! Pour Bluyes. ajoutai-je en voyant l'air interrogateur de mes amis.
- O.K, cap'taine ! fit Jack, taquin.
- Moussaillons, à vos postes ! dis-je, hilare.
- Bien mon capitaine ! oui mon capitaine ! répondit Louana.

Nous éclatâmes de rire.

- Surtout, ne rien dire aux parents !
- Mais s'ils nous surprennent ?
- Arrange-toi pour passer par ta fenêtre. Prétexte que tu ne peux pas manger parce que tu ne te sens pas bien, par exemple.
- Bonne idée ! s'exclama Louana.
- Moi, je n'ai pas de soucis à me faire, mes parents sortent ce soir.
- Tu en as, du bol... remarqua Louana. Les miens ont programmé une « soirée foot ». ça veut dire qu'on les entend hurler à chaque but.

- Pas de pot que ta mère aime aussi le football... s'exclama Jack.
- Oh, mais il n'y a pas qu'elle ! Mon grand frère est passionné aussi ! Et sa voix porte, crois-moi !
- Tu n'as vraiment, vraiment pas de chance !
- Tu l'as dit ! Bon, c'est pas tout ça, mais imagine que ma mère vient voir si je dors bien dans ma chambre.
- Aïe ! Et bien, dis lui que tu ne veux pas être dérangée.
- D'accord... qu'elle ne s'avise pas de désobéir ! s'exclama mon amie.
- Au fait, Jack... j'ai un scoop : Jeanne t'aime !
- QUOI ?!
- Sans blague ! Elle est morte de jalousie...
- Oh mon Dieu... gémit Jack. Pauvre de moi... aaaaaaaaaaaaaaaaargh...
- T'inquiète pas... si elle te touche, elle aura affaire à moi !

Je sautai au cou de Jack, et l'embrassai.

- Alors en effet, répondit mon petit ami adoré, je suis super protégé ! Avec toi pour me défendre...
- Ahah très drôle !
- Au fait, t'as eu vachement du bol que le prof de math t'aime bien, hein ! Parce qu'avec Jeanne...
- C'est vrai, Jeanne se serait faite carbonisée...

Les profs avaient horreur de Jeanne, qui ne manquait jamais de se faire remarquer !!! A ce moment, le GSM de Jack sonna. Il décrocha, écouta un instant... puis se mit à pouffer, déclara :

- Mais ouais, c'est ça, dans tes rêves...

Et... raccrocha. Il se mit à rire franchement.

- ça alors...
- Quoi, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Jeanne m'a téléphoné pour me déclarer sa flamme !
- QUOI ?
- Pas possible...
- Elle m'a dit qu'elle ne pouvait plus supporter de garder ça pour elle seule, qu'elle m'aimait de toutes ses forces... et qu'elle voulait sortir avec moi ! Attendez, je cite ! « Oh Jack, mon c½ur brûle tellement pour toi que la fièvre m'a gagnée... »

Nous éclatâmes de rire. Nous plaisantâmes encore un instant, avant de nous séparer, chacun prenant une direction différente. J'entamai le chemin du retour. Le quartier où j'habitais était beau et boisé, et j'avais vue sur la mer. Ma Bretagne... mon pays ! J'arrivai enfin devant ma maison. Elle était grande, en briques rougeâtres, avec un toit d'ardoises noires. Nous possédions un grand jardin, étendu et rempli d'herbes de toutes sortes. Je pris mes clés et ouvris la porte. Mes parents étaient encore au travail, mais mon grand-père était peut-être là.

- Grand-Père ? appelai-je.
- Oui ? répondit la voix bourrue et amicale de mon grand-père. Celui surgit dans le vestibule, ses cheveux gris en bataille, ses yeux clairs illuminés d'un rayon de soleil.
- Ah, te voilà ! fit-il en s'approchant pour m'embrasser.
- Oui, j'ai traîné un peu avec...
- Louana et Jack, je sais. coupa Grand-Père en souriant.
- Voilà. fis-je, les yeux malicieux.
- Le goûter est prêt. Que comptes-tu faire ?
- Bof... pas de devoirs ni de leçons... je crois que je vais me balader sur la plage en léchant une bonne glace !
- O.K., répondit Grand-Père. Mais ce n'est pas un peu paresseux comme programme ?
- Ben peut-être... fis-je en riant.
- Au fait, j'ai une surprise pour toi...
- Ah ? fis-je, intéressée.
- Oui... en fait, j'en ai parlé à tes parents, et ils sont tout à fait d'accord. Je trouve qu'à 12 ans, il est temps que tu en ais un...
- Un quoi ? demandai-je, de plus en plus intriguée.
- Ahah...

Soudain, brusquement, il sortit un paquet cadeau de son pull. Un paquet qui... sonnait !

- Grand-Père ? C'est quoi ?

Je déballai mon cadeau, et aperçus un magnifique GSM « clip-clap », comme je disais, tout petit, d'un beau rose pâle. C'était le tout nouveau qui venait de sortir, et dont tout le monde rêvait. La sonnerie était l'air de ma chanson préférée, « Wise Men ».

- Oh, Grand-Père, c'est méga top !
- On dirait que tu as oublié la date d'aujourd'hui... fit-il, mystérieux.
- Ooooh ! C'est pour mon anniversaire !!
- Oui, c'est mon cadeau... bon anniversaire, ma petite Ondine !
- Grand-Père, tu es super !
- Je sais, je sais... dit-il modestement.
- Encore merci...

Je me dirigeai vers la cuisine et engloutis deux tartines à la confiture, accompagnée d'un paquet de biscuits au chocolat, trois bonbons, et enfin une grande tasse de grenadine pour faire passer tout ça. Puis je montai dans sa chambre et troquai ma tenue d'école contre un pantalon kaki genre militaire et un Tee-shirt à longues manches rose pâle portant l'inscription « beneton » argentée. Je défis ma queue de cheval, et répandis mes longs cheveux sur mes épaules. Puis je descendis en bas et après avoir lancé un « Salut Grand-Père ! » je quittai la maison. Je me rendis sur la plage, et là, j'achetai une bonne glace au chocolat et à la vanille. Tout en la savourant, je me baladai le long de la mer. Je regardai les mouettes tournoyer dans le ciel, lançant des cris stridents. Je me sentais chez moi, ici, c'était ma vraie maison. La mer... je ne m'imaginais pas vivre sans elle. Je traînai un bon moment là, puis je me décidai à rentrer chez moi. Lorsque j'arrivai, mon père et ma mère étaient déjà là.

- Coucou Ondine ! lança Maman.
- Bon anniversaire, ma grande... me dit gentiment Papa.
- Viens ici recevoir ton cadeau...
- Encore ? Mais, Maman, j'ai déjà un GSM !
- C'était le cadeau de Grand-Père, ça... tiens !

Ils me tendirent une boîte emballée, d'un beau papier rose. Je l'enlevai, et découvris avec merveille un I Pod !

- Oh, Papa, Maman ! Un I Pod ! Génial !!
- Nous avons beaucoup hésité entre deux modèles, mais celui était le plus moderne...
- Merci, merci, merci !

Je les embrassai et nous discutâmes tout en mangeant des évènements de la journée.

- Vous savez la dernière de Julie ??
- Non, dis-nous ?
- Son Gsm a sonné en plein cours !
- Nooon ? s'exclama mon père.
- Si !
- Comment a réagi le prof ?
- Ohla, il a été terrible !
- Il l'a mangée ?
- Presque ! Par contre, celle qui a eu la plus mauvaise surprise, c'est celle qui était au bout du fil !
- Il n'a tout de même pas décroché ?? Si ?
- Carrément !
- Ohlala !!
- Il a osé !
- Comme je vous le dis !
- Figurez-vous qu'il a déclaré que « Mlle Julie ne pouvait répondre pour l'instant car elle était trop occupée à faire sa punition » !!
- Ahahaha !!
- Pauvre fille !
- J'aurais voulu voir sa tête !
- Elle devait être bleue !
- N'empêche, le GSM qui sonne en plein un cours...
- Faut le faire !
- Et puis, ça arrive tout le temps à Julie, ce genre de choses !
- Oui, comme la fois où elle avait embrassé un garçon sous un banc en imaginant que ça passerait inaperçu...
- Tu parles ! On entendait tout !
- C'était avec quel garçon, encore ?
- Mathis, je crois...
- Tu crois ? Elle est sortie avec tellement de garçons que ça ?
- Pas qu'un peu ! Avec tous ceux de la classe hormis Jack !
- Jack t'est fidèle... roucoula Papa.

- « L'amoooouuurrrrr » ! chantonna Maman.
- Au fait, tu l'as déjà embrassé ? interrogea Papa.
- A ton avis ? répondis-je en louchant comiquement en direction de mon père.
- Oooooooooooh... ça alors !
- Enfin, Philipe, tu t'en doutais bien ! dit Maman.
- Oui, c'est vrai ! Ma fille est si précoce ! pouffa Papa.
- Ahahah, très drôle Papa !
- Je plaisante...
- C'est bien ton sens de l'humour !
- Bon, bon, ça va... grommela Papa, feignant d'être vexé.
- Le dîner est prêt ! Chaud devant ! s'écria Grand-Père qui arrivait, une casserole dans les mains.
- Oh miam ! Des pâtes à la bolognaise !
- Papa, dit Maman, tu es un chef !
- Merci, mais je le savais ! Je suis le plus beau, le plus fort, le plus intell...
- Le plus modeste, surtout ! m'écriai-je.
- Oui, ça aussi...
- Grand-Père!
- Bon, bon... le deuxième plus modeste, alors ?
- Hum...
- Le troisième ?
- GRAND-PERE !
- Bon, d'accord, le millième...
- Paaaarfait !
- Grrr...
- Ben ouais...
- Mais au moins je sais cuisiner !
- Ça, glurp, chais vrai ! approuvai-je, la bouche pleine de pâtes.
- Avec ma recette à l'italienne !
- Mais oui, Papa, mais oui, tu es un chef... pouffa Maman.
- Eh ! s'exclama comiquement Grand-Père. Pourquoi tu rigoles ?
- Moi ? répondit Maman, feignant l'innocence. Rigoler ? Mais pour qui me prends-tu, je...
- Ne fais pas l'inno...
- Stooop ! s'écria Papa en rigolant. Temps mort ! Rendez les armes !
- Bien mon capi...
- Taine ! complétais-je en riant.
- Allez, mangeons...

Nous dégustâmes avec délices les pâtes. Mais, alors que je m'apprêtais à m'essuyer la bouche, Grand-Père éteignit toutes les lumières. Il alla farfouiller un instant dans les armoires, puis arriva, tenant dans ses bras un grand gâteau éclairé de douze bougies.

- Joyeux anniversaire, Ondine... entonna-t-il, accompagné par mes parents. Joyeux anniversaire, Ondine... joyeux anniversaire !
- Oh, merci !
- Miam! s'écria Papa. Mmmh... ce gâteau a l'air délicieux...
- Il l'est ! approuva Grand-Père.
- Papa ! s'indigna Maman. Comment le sais-tu ?

- Eh bien, bafouilla Grand-Père, en fait j'avais peur de l'avoir raté alors j'ai un tout petit peu goûté, mais juste un tout petit peu... je...

Nous éclatâmes tous de rire.

- Eh bien, entamons-le ce gâteau !

En effet, il était succulent. Nous le mangeâmes avec délices.

# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:35

°°°°°°°°° Y0P °°°°°°°°°°°

°°°°°°°°° Y0P °°°°°°°°°°°
3. Escapade nocturne

Puis, à 9 h, j'annonçai que j'allais me coucher. Mais une fois dans ma chambre, je préparai mon sac à dos. Une lampe de poche, une montre, etc... Je passai mon maillot de bain, puis enfilai une tenue chaude : un jean délavé, une blouse, un pull, et mes bottines de marche. Ensuite, j'attendis dans mon lit. Soudain, une sonnerie retentit. N'étant pas encore habituée, je ne me rendis pas compte tout de suite que c'était MON GSM qui sonnait ! Je décrochai, et la voix de Louana retentit.

- Ondine ! Mes parents me proposent de m'apporter un plat dans ma chambre ! Je suis bien obligée ! Je serai un peu en retard, désolée... ça ira ?
- Louana ? Mais comment t'as eu mon numéro ?
- Ben... bégaya-t-elle, gênée, Jack et moi, on était dans le secret...
- Quoi ?? Vous étiez dans le... oooooh ! Espèces de...
- Oui, bon... pouffa Louana. Alors, ça ira, oui ou non ?
- Oui, ne t'inquiète pas. Chuchotai-je. Prends ton temps, il ne faut pas qu'ils se doutent de quelque chose.
- Entendu... me répondit Louana. A toute à l'heure !
- Salut !

Je raccrochai. Je lis une BD, un peu nerveuse. Mais j'étais très excitée. Soudain, dring ! Mon Gsm ressonna !

- Allo ?
- Allo, Ondine... c'est Jack... je suis sous ta fenêtre, et...
- Comment t'as eu mon numéro ?
- C'est ton grand-père qui...! Enfin c'est compliqué... bref, je suis sous ta fenêtre, et...
- Tu fais quoi sous ma fenêtre ?
- Je vais te jouer une sérénade ! Mais non, andouille ! Ouvre !
- Mais mes parents vont...
- Oui, mais... enfin laisse tomber, ouvre ta fenêtre !
- Bon...

J'ouvris ma fenêtre, et là, Jack jaillit dans ma chambre.

- Ouah, souffla-t-il, tu me fais courir...
- Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Eh bien alors que je passais par la fenêtre pour déposer mon manteau et mes affaires dehors en attendant l'heure, la fenêtre a claqué d'un coup de vent ! Et j'ai été « enfermé » dehors...

Je faillis m'étrangler de rire. Jack me foudroya du regard.
- Ce n'est pas drôle !
- Oh si, c'est trop comique !
- Tu trouves, toi ?
- Oui !
- Chut maintenant ! On y va !

Nous descendîmes tout doucement les escaliers. Mes parents faisaient leur toilette et Grand-Père sommeillait dans un fauteuil. Nous nous esquivâmes de la maison. Une fois dehors, Nous courûmes vers la plage. Nous allâmes au brise-lames comme convenu.

- Il est exactement dix heures...
- Nous sommes ponctuels !
- Tu as tout ce qu'il faut ?
- Oui. C'est vraiment excitant ! fit Jack.
- Les copains ? Je suis là !

En effet, Louana nous avait rejoint.

- Génial ! Tu as pu être à l'heure !
- Oui ! J'ai prétexté ne pas avoir faim...
- Super !
- Allez, en route...
- C'est génial...
- Je suis méga excitée !
- Moi aussi...

Nos yeux brillaient de joie.Nous retirâmes nos chaussures et nous nous tournâmes vers la mer. Je m'avançai légèrement et sifflai entre mes dents. Au bout d'une minute, une silhouette se découpa dans les vagues. Bluyes approcha, un peu méfiant de la présence de mes amis. Ceux-ci étaient ébahis. Je caressai et rassurai le dauphin. Puis, je me tournai vers mes copains.

- Approchez tout en douceur... parlez-lui calmement.

Jack, légèrement intimidé, s'approcha, et tout en parlant à Bluyes, avança la main. Louana fit de même et ils se retrouvèrent à caresser l'animal.

- C'est merveilleux... fit Jack, ému.
- C'est vraiment... fantastique ! ajouta Louana.

Je leur souris.

- Maintenant, Bluyes, emmène-nous visiter l'océan. fis-je.

Tout doucement, je me hissai sur son dos et invitai mes amis à en faire autant. Intimidés, ils grimpèrent à leur tour.

- Vas-y, fonce ! murmurai-je au dauphin.

Celui-ci démarra aussitôt. L'eau nous éclaboussait, mais nous nous en moquions. Nous étions ivres de joie. Nous nageâmes une bonne demi-heure. Nous riions, nous amusions, et nous effleurâmes l'eau de nos mains. Nous ne remarquions pas que Bluyes s'éloignait de plus en plus. Mais soudain, il plongea. L'eau nous envahit, nous étouffions. Nous inspirâmes puis fermâmes notre bouche. Nous nous accrochâmes au corps de Bluyes de toutes nos forces. Il plongeait et nous entraînait avec lui. Je mourrais de panique. A mon immense surprise, nous savions respirer. La peur disparut et fit place à l'excitation. Bluyes nous conduisit sous les mers. Ce que nous voyions était fantastique. De minuscules poissons de toutes les couleurs nageaient autour d'algues dont les contours me paraissaient flous. Des coquillages s'agitaient, des galets servaient de maison à des crabes aux grandes pinces, et des tas de poissons de toutes tailles nous entouraient. J'étais stupéfaite de savoir respirer, et émerveillés parc ce paysage irréel. Ce qui me sembla durer des heures, nous avançâmes dans la mer. C'était si merveilleux que j'en avais presque les larmes aux yeux. Bluyes avançai, et au bout d'un moment, un spectacle incroyable s'offrit à nos yeux. Une espèce d'immense ville de nacre et de coquillages se dressait devant nos yeux. Des « bâtiments » immenses et magnifiques, des sortes de maisons, tout ça agrémenté de fleurs des mers superbes. Les constructions semblaient faites de nacre. Et le plus extraordinaire, c'était que cette cité était habitée. En effet, dans les « rues » de la cité, des créatures semblables à des sirènes avançaient, se parlant entre elles. Lorsque nous pénétrâmes dans la cité, un grand silence s'installa. Les « êtres de l'eau » nous observaient avec curiosité. Un attroupement se forme autour de nous. Je remarquai alors qu'ils... parlaient ! Dans notre langue ! J'entendais clairement des conversations, telles que :

- Des humains... ce sont des humains ! Peut-être ceux dont parle la Prophétie...
- Oui... celle du milieu correspond à la description...

Celle du milieu ? Mais c'était moi ! Tout d'un coup, l'un deux apparut et s'avança vers nous. La foule s'écarta. Visiblement, cet « homme » était important. Il était grand, avait un visage humain, et une longue chevelure blonde sur laquelle une couronne d'or sertie de pierres précieuses était posée... Mais le bas de son corps était une longue queue de poisson bleu gris. Il avait des yeux d'un bleu tellement clair que cela faisait mal de les regarder et il tenait une fourche à la main. Il nous détailla en silence. Puis, il sembla se rendre compte de quelque chose. Ses yeux s'écarquillèrent. Louana et Jack avaient l'air fascinés, et je me dis que je devais être pareil. Nous échangeâmes un regard. Bluyes et l'être de l'eau conversèrent dans une langue étrange. Puis, l'être se tourna vers nous. A notre grande surprise, il nous adressa la parole dans notre langue. Il avait une voix grave et profonde.

- Bienvenues, étrangers. Vous voici à la cité des sorriquaux, la Cité Rose de Riva. Nous, les sorriquaux, accueillons toujours les étrangers avec respect. Et il se trouve que nous avons besoin de votre aide.

- Notre aide ? fis-je, en me rendant compte que je savais parler intelligiblement. Mais... en quoi pouvons-nous vous aider ?
- Venez au château, je vous expliquerai.

L'être de l'eau fit signe à Bluyes de le suivre. Nous progressions dans la cité, et je commençai à comprendre la signification de son nom. Les monuments étaient teintés d'une couleur rose or, qui leur donnait un air mystérieux et attirant. Mais soudain, un monument immense, bien plus grand que les autres, se dressa devant nous. Il était superbe, avec ses six tours, son grand portail de corail, et ses gigantesques mûrs roses. A notre arrivée, le portail s'abaissa. Nous pénétrâmes à l'intérieur, qui était tout aussi magnifique. Les mûrs étaient lisses et roses, garnis d'étranges tableaux. Le plafond, très haut, offrait lui aussi un superbe spectacle. Il était garni de peintures représentant des batailles, colorées, avec des bords dorés. Des êtres de l'eau s'inclinaient sur notre passage. Nous montâmes un immense escalier, qui nous conduisit à l'étage supérieur. J'aurais voulu avoir dix yeux tant il y avait à regarder. Des vases magnifiques, des ½uvres étranges, ect...
La créature nous conduisit à une sorte de salon bleu, où nous prîmes place sur des fauteuils. C'était bizarre car la pièce était remplie d'eau mais rien ne paraissait mouillé. L'être nous regarda et prit la parole, tandis que Bluyes tournoyait dans la pièce

# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:36

M0n bl0g-m0dèle

M0n bl0g-m0dèle
V0ici m0n bl0g m0dèle ----> t0utes les ph0t0s viennent de PelliculePhoto

# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:42